Collection Anatomies politiques

La satire politique a une longue tradition de cris, de pamphlets, de colères imprimées. Anatomies politiques emprunte une autre voie : celle du scalpel plutôt que du marteau.

Chaque livre de la collection prend pour objet un phénomène du pouvoir contemporain — une figure, une posture, un mécanisme de communication — et propose d’en réaliser l’autopsie. Non pour condamner. Non pour convaincre. Pour mettre à nu.

La liberté formelle est totale. Un ouvrage peut être entièrement composé de pages blanches si ce vide est la démonstration. Il peut avancer comme un essai rigoureux dont le chapitrage promet et ne tient pas ses promesses en même temps — et c’est précisément ce manque qui constitue le propos. L’architecture du livre est l’argument. La forme est la thèse.

L’ironie, ici, n’est jamais frontale. Elle est structurelle. Elle ne dit pas : regardez comme c’est absurde. Elle construit l’absurde et vous y installe, jusqu’à ce que vous le reconnaissiez vous-même.

Dans la tradition de Swift, de Flaubert ou du Dictionnaire des idées reçues, Anatomies politiques croit que le sarcasme le plus efficace est celui qu’on ne voit pas venir — et qu’on ne peut pas nier.

Les analyses et dispositifs formels présentés dans cet ouvrage n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement les positions d’UltraLetters Editions.

UltraLetters publie. Le lecteur conclut.