Éric Lorio interviewé dans le numéro 96 de Poésie/première

C’est avec un réel plaisir que je partage ma présence dans le nouveau numéro de Poésie/première, revue consacrée à la poésie contemporaine et à la réflexion littéraire.

Le numéro 96, placé notamment sous le signe de l’imaginaire et de la poésie, réunit de nombreuses voix d’auteurs, de poètes et de lecteurs. J’y ai le plaisir de figurer à la fois parmi les contributeurs annoncés en couverture et dans un portrait-interview réalisé par Élisabeth Beyrie-Soulassol.

Un entretien autour de l’édition, de la poésie et d’UltraLetters

Dans cet entretien, je reviens sur mon parcours, sur la création d’UltraLetters en 2012 et sur ce qui m’a conduit à devenir éditeur.

J’y parle notamment de cette volonté qui reste au cœur de mon travail : chercher des voix singulières, accompagner des textes et défendre une certaine conception de l’édition indépendante.

L’entretien évoque aussi les réalités très concrètes du métier d’éditeur : les choix éditoriaux, le travail avec les auteurs, les refus nécessaires, mais aussi la difficulté de faire vivre une maison indépendante sans renoncer à ses exigences.

Une phrase résume assez bien cette position :

« Je suis un éditeur : je lis, je travaille les textes avec les auteurs, je refuse 85 % de ce qu’on me soumet. »

J’y explique également pourquoi la découverte de certains textes de Baudelaire consacrés à Bruxelles a joué, de manière assez inattendue, un rôle dans ma réflexion sur l’écriture et l’édition : même les plus grands auteurs ont écrit des textes faibles. Ce constat oblige à regarder chaque manuscrit pour ce qu’il est, sans se laisser impressionner par les statuts, les réputations ou les certitudes.

Une reconnaissance qui compte

Être accueilli dans les pages de Poésie/première a pour moi une signification particulière.

La poésie occupe une place importante dans mon propre travail d’auteur, mais également dans le catalogue d’UltraLetters. Cette présence dans une revue reconnue du paysage poétique francophone constitue donc à la fois une belle visibilité et une forme de reconnaissance du travail mené depuis plusieurs années.

Le numéro 96 réunit notamment Henri Droguet, Arthur Teboul, Sylvie Le Mercier, Isabelle Macor, Chantal Dupuy-Dunier, Germain Roez, Danielle Corre ou encore Sarah Laulan, avec également des hommages à Vénus Khoury-Ghata et Pierre Dhainaut.

Je suis heureux d’y trouver ma place parmi ces différentes voix.

Quatorze années d’UltraLetters

L’interview me donne aussi l’occasion de revenir sur les quatorze années d’existence d’UltraLetters.

Depuis sa création, la maison poursuit une ligne assez simple : publier des livres parce qu’ils méritent d’exister, et non parce qu’ils répondent mécaniquement à une tendance ou à une logique commerciale.

Cela implique parfois des choix difficiles, mais cette indépendance reste essentielle.

Je revendique également une maison d’édition à taille humaine, loin des structures lourdes : une maison où le travail éditorial reste directement lié à la lecture, aux auteurs et aux textes.

C’est cette conception de l’édition que je développe plus longuement dans cet entretien.

Découvrir le numéro 96 de Poésie/première

Le numéro 96 de Poésie/première est désormais disponible ici.

J’y témoigne donc cette présence particulière, entre poésie, parcours personnel et réflexion sur le métier d’éditeur. Avec un extrait de mon prochain recueil personnel “La mémoire des cendres”.

Merci à Élisabeth Beyrie-Soulassol pour cet entretien et à l’équipe de Poésie/première pour cet accueil.